L’association pour la promotion féminine de Gaoua (APFG) et le réseau interafricain pour les femmes, médias, genre et développement (FAMEDEV) ont organisés les 27/28 et 29 avril à Tambacounda des journées de renforcement de capacités de 14 ex exciseuses reconverti depuis juin 2025.
Les renforcements de capacités ont porter sur l’entreprenariat féminins durant deux jours, les 14 ex exciseuses et quelques membres de l’association degoo dirige par madame Aminata DIAW ont appris comment gérer et séparer les dépenses de la famille et de l’entreprise, comment rendre visible son entreprise et comment calculer le prix de revient et le prix d’achat.
Et selon Madame Aminata DIAW la plupart des femmes qui avaient déjà quelques notions en entreprenariat ont pu renforcer leur capacité et comprendre beaucoup de choses sur la gestion de la caisse par exemple.
A Tambacounda les femmes sont dans la transformation des fruits et légumes et dans la saponification. Ce qui a facilite leur formation, elles pourront ainsi être indépendantes financièrement surtout avec les matériels que l’association APFG leur a offert.
« Nous leur avons formé pour leur renforcement en capacité en entreprenariat et leur ont offert des matériels pour leur permettre d’initier leur activité. » Madame VIVIANE HIEN responsable suivi évaluation de APFG est revenue sur les formations des ex exciseuses
Dans le cadre de ces actions ouest africain qui on fait de la lutte transfrontalière des MGF une activité phare . L’APFG a mené des actions d’ensemble dans cinq pays qui sont le Burkina Faso, le Sénégal, le Mali, la Cote d’ivoire et le Ghana. Ces actions ont permis d’enregistré 45 ex exciseuses qui ont accepté d’abandonner cette mauvaise pratique pour se concentrer sur d’autres activités dont l’entreprenariat.
« A travers notre action nous les avons accompagnés en terme de formation en entreprenariat mais spécialement cette année avec des matériels pour faciliter leur travail » explique Madame Viviane HIEN
Elle poursuit avec un appel de cœur à l’endroit de la communauté tambacoundoise via à vis des femmes ex exciseuses. « Nous appelons les Tambacoundois, autorités religieuses, autorités locales et les Mediaş à accompagner ces femmes qui ont pris l’engagement d’arrêter cette pratique néfaste, alors nous aussi prenons l’engagement de les accompagner à subvenir à leur besoin »
Dans plusieurs régions, des initiatives innovantes émergent pour accompagner la reconversion des ex exciseuses, ces femmes ayant abandonné la pratique de l’excision, longtemps ancrée dans certaines traditions, cette pratique est aujourd’hui de plus en plus remise en question en raison des conséquences sur la sante et les droits des femmes et des filles.
Aminata Diaw Présidente de l’association DEGO est revenue sur l’abandon de cette mauvaise pratique « Je pourrais vous certifier qu’elles ont toutes abandonné les mutilations génitales féminines, elles ont compris et sont prêtes à travailler dans d’autres domaines pour le bien de la société. L APFG nous avait promis de nous appuyer et elle l’a fait donc choses promises choses faites. Nous sommes très contentes, nous avons encore eu des renforcements de capacités très importantes. Nous avons des transformatrices de produits locaux, et fabricants de savon liquides parmi les 14 ex exciseuses, nous sommes très engagés et nous savons que nous allons relever le défis «
La troisième journée consiste à faire comprendre aux ex exciseuses l’importance des droits des femmes mais aussi la signification des résolutions 1325 et 2250 qui parlent de la paix car il ne peut pas y avoir de paix durable si on n’y inclut pas les femmes. C’était location de parler de la crise au Mali et de la proximité avec la région de Tambacounda. Des femmes ont apporté des Témoignages fort sur l’importance de la prévention pour la plupart du temps initie par les femmes.
La journée s’est terminée sur une note positive avec la remise des matériels de transformation de fruits et légumes et des matières premières pour ces ex exciseuses qui ont désormais la lourde tâche de faire développer leur micro entreprise.
La reconversion des ex exciseuses à travers l’entreprenariat représente une avancée significative vers l’abandon des pratiques néfastes et la promotion d’un développement inclusif.













