La journée internationale de la tolérance zéro a l’égard des mutilations génitales féminines (MGF) a réuni, hier, a Hamdalaye pont, commune de la région de Tambacounda, le préfet de la région de Tambacounda, acteurs communautaires, jeunes leaders, autorités locales et partenaires techniques et financiers de la lutte contre cette pratique néfaste. L’événement s’inscrit dans la continuité des efforts nationaux et internationaux visant à éradiquer cette forme de violence basée sur le genre, toujours largement pratiquée malgré son interdiction par la loi sénégalaise depuis 1999.
La journée de lutte de cette année qui avait pour thème Vers 2030 : Pas de fin aux MGF sans engagements et investissements durables arrive à son heure.
Selon monsieur Diasse l’un des intervenants « l’heure n’est plus au constats. En 2026, nous savons que l’investissement durable et la clé. Les Mutilations Génitales Féminins ne sont pas une fatalité culturelle, elles sont un frein à notre développent. Chaque fille mutilée est une chance de moins pour notre économie, une douleur de plus pour nos familles et un défis supplémentaires pour notre système de santé ».
Parmi les nombreux intervenants figurait le préfet de Tambacounda Monsieur Alioune Badara MBENGUE venu présidé la cérémonie. Il a marqué les esprits avec un discours poignant et engage, le préfet a retrace le combat mené depuis des années par les partenaires techniques et financiers alors que la pratique perdure dans la région. Il exalte ainsi à plus d’échange et de communication avec les concernées mais surtout un engagement sans failles des élus locaux et des responsables.
Les organisateurs ont rappelé que, malgré les progrès réalisés au Sénégal et l’adoption de cadres législatifs et stratégiques nationaux, les mutilations génitales féminines restent encore trop répandues dans certaines localités, y compris dans la région de Tambacounda. Selon les données les plus récentes, une proportion importante de femmes et de filles de 15 à 49 ans ont subi une forme de MGF, ce qui appelle à redoubler d’efforts dans la sensibilisation communautaire, l’éducation et la mise en œuvre de stratégies d’abandon durable.
Les autorités locales ont aussi réaffirmé la nécessité de renforcer la coordination entre toutes les parties prenantes gouvernement, organisations non gouvernementales, leaders religieux, éducateurs et familles afin d’accélérer l’abandon des MGF et d’assurer un avenir où toutes les filles grandissent libres de cette pratique.
À l’issue de cette journée réussi grâce à l’action conjointe de la Directrice Régionale de la Famille, d’OFAD, CCF, CLVF, AEJT, Badjenou Gox, les Filles Championnes le silence a été brise et un pacte d’engagement fut signe devant les partenaires telques UNFPA/ UNICEF, ACTION AIDE, OPTION TTG-ALM, FENOPAM.
Un appel vibrant a été lance à la population pour que chacun, à son niveau, s’engage à dire « non » aux mutilations génitales féminines.













